Contraint à l’exil dès mars 1933, réfugié pour l’essentiel à Paris, Walter Benjamin n’en poursuivit pas moins, sans relâche, jusqu’à son suicide à Port-Bou en septembre 1940, une lutte radicale contre le fascisme.
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Par ses amitiés, ses lectures, ses espaces de publication ou de controverses comme par la remise en jeu constante de ses recherches, le philosophe juif allemand construisit en exil, entre ces deux foyers que sont "Expérience et pauvreté" (1933) et les thèses "Sur le concept d'histoire" (1940), une ellipse vitale. L'aire dessinée par cette ellipse est l'espace historique et critique, l'espace de pensées complexes qu'ont exploré les autrices et les auteurs réunis au sommaire. Fruit de plusieurs colloques et rencontres tenus à Paris, Saint-Germain-la-Blanche-Herbe ou encore Rennes entre 2011 et 2021, ce volume rassemble les points de vue les plus récents portés sur l'exil de Walter Benjamin et ses conséquences pour sa pensée historique, critique et et politique, pour la nôtre aussi assurément. (4e de couverture)